[TRAD] Passer de l’austérité à une vie écolo

Aujourd’hui, j’ai choisi une traduction qui fait ressortir mon côté écolo. J’ai trouvé ce témoignage très intéressant, l’auteur nous parle de son mode de vie qui ne correspond pas au schéma que la société occidentale a imposé dans nos foyers. Et ça fait du bien de voir que certaines personnes arrivent à vivre ainsi. Le reste du blog Auntie Dogma’s Garden Spot parle principalement de jardinage, on peut y glaner de bons conseils pour nos plantes.


Bizarrement, que l’économie soit prospère ou en récession, on ne voit pas la différence. Bien sûr, nos revenus sont plus faibles par rapport à l’an dernier, mais on est tellement habitué à peiner pour joindre les deux bouts que les tribulations économiques ont peu ou pas d’effet sur notre vie quotidienne. On fait pousser la plupart de nos aliments, on chauffe la maison avec du bois que l’on a ramassé et coupé nous-mêmes, on a fait baisser notre facture d’électricité au maximum, et on puise l’eau à la source donc on ne la paie pas. Quand on doit acheter quelque chose, on l’achète généralement d’occasion sur eBay ou Swapshop (un réseau comme Freecycle) et maintenant, acheter des objets neufs nous paraît bizarre, et même pénible. Je m’achète tellement rarement des vêtements neufs que je me souviens des trois dernières fois où je l’ai fait, qui étaient principalement pour des grandes occasions il y a des années. Même pour mon mariage je ne me suis rien acheté de neuf, je me suis mariée avec un jean déchiré et pieds nus, et ça m’a fait du bien de ne pas être esclave de la société de consommation dans laquelle la valeur d’une personne dépend de la quantité d’argent qu’elle peut dépenser pour acheter des choses. Le shopping, cette activité occidentale si populaire, me fait passer l’envie de vivre dans l’heure, et je ne comprends pas pourquoi tant de gens apprécient.

Pourtant, malgré notre simplicité, notre vie est agréable : nos assiettes sont pleines et notre maison est chaleureuse ; on n’a pas l’impression de porter une croix. Alors, comment fait-on ? Eh bien, ça demande un peu de travail et de préparation. En ce qui concerne la nourriture, mis à part ce que l’on fait pousser, on fait une réserve pour trois mois. En fait, on achète des pâtes ou du riz en réduction, on prend des haricots et des lentilles en vrac grâce à des entreprises comme Survival Wholefoods, tout comme pour le dentifrice, la lessive, etc.  Une réserve de trois mois apporte non seulement l’assurance d’avoir toujours à manger et d’économiser de l’argent, mais ça fait aussi gagner du temps (pas besoin d’aller aussi souvent au supermarché). Si en plus on passe des commandes groupées avec des amis et des voisins, on évite de payer les frais de port.

On n’achète jamais rien qu’on peut fabriquer nous-mêmes et on ne paie pas quelqu’un pour faire quelque chose qu’on est capable de faire. Après plusieurs années, je sais faire plein de choses différentes.

tente berbère

On ne part pas en vacances dans le sens où les gens l’entendent, mais on participe à des festivals où la location de notre grande tente berbère suffit pour entrer. Et quand on a la chance d’avoir la météo avec nous, la plage se trouve à dix minutes à pied. La voiture et l’essence restent notre plus grosse dépense, car les transports en commun ne sont pas géniaux dans le coin, mais on s’arrange toujours pour optimiser nos trajets et en faire un minimum.

A cette époque de l’année, quand je regarde les catalogues de jardinage, je suis toujours étonnée en voyant à quel point le jardinage peut revenir cher si on craque pour tous les gadgets et les remèdes miracles. Mais ça ne devrait pas être le cas. Il ne faut pas grand-chose pour jardiner : une bonne pelle, une fourche, une binette, une pierre à aiguiser, un couteau de poche, un sécateur et quelques petits outils. Des vieux plateaux-repas font d’excellents plateaux horticoles ; des pots de yaourt, des briques de lait et des bouteilles de lait en plastique coupés en deux deviennent des pots de fleurs ; les barquettes de beurre coupées en plusieurs bandes servent à étiqueter les plantes. Les bacs à légumes en bois et les barquettes de champignons en plastique qu’on peut récupérer après le marché font de bons plateaux horticoles si on les tapisse de papier journal. On peut aussi faire des poubelles à compost avec des palettes et faire des échanges de graines avec d’autres jardiniers. Encore mieux : récolter ses graines sur ses propres plantes. Ce n’est pas très difficile et si c’est bien fait, les plantes seront de plus en plus compatibles avec le sol et les conditions climatiques au fil des ans. Le livre “Back garden seed saving”, de Sue Stickland, est un bon guide sur le sujet, et le catalogue « Real Seed » donne de très bons conseils gratuitement.

Si c’est possible, vous pouvez aussi récupérer du fumier de cheval dans les étables des environs et du compost fait en communauté (plutôt que l’acheter en sacs qui sont bien plus chers). Mélangé avec du sable et du compost de feuilles, ça donnera un très bon compost pour plantes. Mais le plus important, c’est de rassembler les membres de votre quartier pour partager vos outils, vos graines, vos plantes, et surtout votre enthousiasme, et vous verrez, le jardinage deviendra le meilleur remède contre l’austérité ! 🙂

La recette du café au pissenlit

Pissenlits

J’aime les infusions, n’allez pas croire le contraire, mais parfois j’ai vraiment envie de boire quelque chose de plus puissant, et le café au pissenlit est un des meilleurs dans la catégorie des boissons sans caféine. Malheureusement, ça coûte plutôt cher si on l’achète en petits bocaux en magasin bio, mais c’est étonnamment facile à préparer soi-même. Les pissenlits poussent partout, mais essayez de les prendre dans une zone peu polluée. Il faut choisir les plus gros et les plus vieux et assouplir la terre avec une fourchette avant de les cueillir.

Puis il faut nettoyer les racines en les frottant et les couper en petits morceaux de la taille d’un petit pois. Mettez-les sur une plaque puis dans le four à chaleur moyenne. Sortez-les plusieurs fois pour les mélanger jusqu’à ce qu’ils soient bien brunis. Une fois refroidis, mettez-les dans un moulin à café (ou utilisez un mixeur qui pourra les réduire en poudre). Il faut moudre jusqu’à obtenir la même texture qu’un café normal.

Ensuite, mettez-en une cuillère à soupe par tasse dans une casserole d’eau et faites bouillir. Quand ça bout, retirez la casserole du feu et laissez refroidir quelques minutes. Filtrez le café avec un passe-thé pour pouvoir remplir les tasses. Vous pouvez y ajouter du sucre ou du lait si vous voulez, mais ce café au pissenlit a un goût douceâtre bien particulier, et même si j’aime y mettre une larme de lait, je n’ai pas besoin de le sucrer. Remettez dans la casserole les marcs de café restants dans le passe-thé, et rajoutez de l’eau chaude. La seconde tournée donne encore du café convenable.

C’est non seulement une bonne boisson, mais en plus c’est bon pour la santé, contrairement au « vrai » café ! Buvons à la santé de l’austérité ! 😉


Je ne bois pas de café donc je ne peux pas me prononcer sur la qualité de ce café au pissenlit, mais on en entend beaucoup parler, alors pourquoi pas ? Mon petit conseil perso quant au recyclage de pots de yaourt en pots de fleurs : c’est une bonne idée, mais pour moi ça ne sera pas sans une étape customisation ! 😉

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