[TRAD] Mettons fin aux idées reçues sur les panneaux solaires

L’énergie renouvelable est au coeur des préoccupations actuelles. Depuis des années, de nombreuses technologies ont été développées dans ce sens, et certaines ont bien évoluées depuis leur création. Lorsque j’étais au lycée, c’est-à-dire en 2009, j’avais réalisé un exposé sur les panneaux solaires et le temps que cela prendrait à mon établissement scolaire pour rentabiliser cet investissement. C’est donc aujourd’hui l’occasion de mettre à jour mes connaissances sur le sujet.

Un des articles de Mesh Energy reprend six idées reçues que l’on peut avoir sur les panneaux solaires, et explique en quoi elles sont erronées. A noter : cet article concerne plus particulièrement le Royaume-Uni, les informations données sont donc à adapter si vous souhaitez vous lancer dans l’aventure des panneaux solaires dans un autre pays.


La vérité sur les panneaux solaires photovoltaïques

Les panneaux solaires photovoltaïques sont bien connus de tous et ornent maintenant des centaines de milliers de toits au Royaume-Uni. Le gouvernement a largement diminué le tarif de rachat d’électricité il y a deux ans et la couverture médiatique en fut médiocre, refroidissant une partie de la population à l’idée de se procurer des panneaux solaires. Depuis, le modèle économique du marché local est petit à petit redevenu favorable pour le consommateur, mais beaucoup de gens ne comprennent pas totalement les avantages financiers et les mécanismes des panneaux photovoltaïques.

Nous allons clarifier quelques questions clés ainsi que les informations erronées que vous avez pu entendre, alors continuez votre lecture !

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Mythe n°1 : L’installation de panneaux solaires met 20 ans à être rentabilisée

C’était le cas en 2007. Aujourd’hui, la plupart des personnes qui installent des panneaux solaires sur leurs maisons profitent d’un taux de rendement de 10 à 12% sur l’argent qu’ils ont investi, soit un amortissement sur 8 ans. Ajoutez à cela le gouvernement qui les dédommage malgré tout pendant 20 ans : ils font des bénéfices pendant encore 12 ans après avoir rentabilisé leur matériel. En plus, les tarifs de rachat sont liés au taux d’inflation des prix, et il y a exonération d’impôt sur le revenu.

Mythe n°2 : Les panneaux solaires sont peu esthétiques

Même si les équipements placés sur le toit peuvent être considérés comme un peu trop voyants, il existe d’autres solutions pour éviter ce désagrément visuel. La plus simple et la plus rentable est d’acheter des panneaux foncés avec des cadres anodisés noirs. Cela adoucira suffisamment l’aspect global pour ceux qui veulent un résultat acceptable sans payer trop d’extra.

Ceux qui ont un peu plus d’argent à dépenser pourront choisir des panneaux intégrés dans le toit. Cela permet d’économiser sur la quantité de tuiles et d’avoir un toit plat, sans rien qui dépasse. Cette solution s’adapte le mieux aux toits en ardoise ou aux tuiles foncées, puisque les cristaux de ces panneaux sont bleus ou noirs.

Des explications plus poussées sur les différentes possibilités sont disponibles dans l’article Panneaux solaires : pourquoi on n’a plus besoin de les voir pour y croire.

Mythe n°3 : Je n’ai pas assez de place sur mon toit

Peu de gens savent que les panneaux solaires peuvent être montés sur le sol ou sur des dépendances. Toutes sortes de solutions créatives ont été implémentées dans le pays pour placer les panneaux à l’écart de la maison tout en générant de l’énergie et un bon revenu.

Si l’on dispose d’un espace au fond du jardin qui soit à l’abri des regards sans être à l’abri du soleil en journée, on a la possibilité d’y placer un panneau solaire au sol. Placer son installation au sol permet aussi de bien l’exposer plein sud et de l’incliner de façon optimale en direction du soleil, ce qui n’est pas le cas lorsque l’on est contraint par la pente du toit de sa maison.

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Mythe n°4 : Mon toit n’est pas exposé au sud, donc ce ne sera pas productif

En réalité, peu de de toits sont exposés au sud, et cela ne pose pas vraiment de problème. Si le toit est à 45 degrés par rapport au plein sud (c’est-à-dire exposé sud-est ou sud-ouest), on ne perd que 4% de production environ. Même s’il est exposé à l’est ou à l’ouest, on ne perd que 10 à 12% de capacité maximum environ. Tant que les panneaux ne sont pas placés vers le nord, ils produisent des quantités significatives d’énergie toute l’année.

Mythe n°5 : Les panneaux solaires ne fonctionnent pas par temps nuageux

Les entreprises d’installation entendent souvent cela, mais c’est encore une fois un mythe. Les panneaux solaires utilisent la luminosité ambiante et n’ont pas besoin de lumière directe et d’un ciel dégagé pour fonctionner efficacement. Au Royaume-Uni, beaucoup de jours sont nuageux mais lumineux, fournissant un rendement élevé tout au long de l’année. Même mon panneau solaire à la maison produit de l’énergie quasiment tous les jours de l’année. Les seuls jours où il n’en produit pas sont ceux où ils sont recouverts par de la neige !

Mythe n°6 : On gagne plus d’argent en revendant son électricité

On pense souvent que l’argent que l’on gagne avec les panneaux solaires vient de la revente de l’électricité sur le réseau public. En vérité, dans une installation standard, il n’y a aucun moyen de mesurer la quantité d’énergie qui repart sur le réseau, et encore moins d’être payé en fonction de son relevé individuel d’exportation.

La rémunération par les panneaux solaires se déroule ainsi :

1. Le tarif de rachat garanti : l’installation est équipée d’un compteur qui mesure la quantité totale d’électricité produite par les panneaux. En ce basant sur ce chiffre et sur le tarif de rachat garanti du gouvernement, le fournisseur d’électricité paiera le propriétaire de l’installation tous les trimestres.

2. La quantité d’électricité supposée exportée : 50% de l’énergie produite est « supposée » retourner sur le réseau public. En se basant sur ces 50% et sur le relevé du compteur, un tarif fixe de quelques centimes va s’ajouter au paiement du tarif de rachat garanti mentionné plus haut.

3. Prendre l’électricité à sa source : les deux paiements cités sont réalisés que la maison soit habitée ou non, ils sont donc optimisés si les appareils électriques sont utilisés durant la journée. En effet, l’électricité produite par les panneaux sera naturellement guidée vers ces appareils avant d’aller sur le réseau, réduisant par conséquent votre facture d’électricité consommée.

Comme vous le voyez, le mythe n°6 est un sacré mensonge, mais avec un peu de chance, nous aurons réussi à le clarifier.

Avec un si bon rendement, l’énergie solaire reste l’un des investissements les plus raisonnables pour beaucoup de propriétaires, surtout avec l’augmentation du prix de l’électricité. Espérons que les personnes qui ne sont pas encore équipées puissent toujours parler aux bonnes entreprises, recevoir de bons conseils et continuer à tirer profit d’investissements sensés et solides tant qu’ils sont accessibles.

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[TRAD] Pourquoi les livres numériques devraient se contenter d’imiter les livres ?

Cette semaine je vous ai traduit un article un peu geek, mais pas totalement non plus. Tout le monde connaît les ebooks, mais l’auteur du blog Foodie By Night travaille pour l’éditeur Chronicle Books et nous les présente donc de son point de vue.

J’ai décidé de tout traduire : ebook, reader, scrolling… Parfois je me suis demandé si ce n’était pas trop en faire, mais il fallait bien faire un choix ! J’ai quand même laissé widget tel quel, car on l’utilise très rarement dans sa version française (en France en tout cas).


Les créateurs de livres numériques sont face à un problème intéressant. Pourquoi concevoir les livres numériques comme leurs homologues papier alors qu’ils peuvent faire bien plus ?

Les livres numériques peuvent contenir de l’audio (voir l’article sur les fichiers SMIL), de la vidéo, des parties interactives qui changent quand on les touche, et avec de la chance ils contiendront bientôt des polices d’écriture plus sophistiquées comme celles du site Use The Whole Font où l’on retrouve des ligatures et des options de défilement, et qui en plus sont très belles. J’adorerais aussi voir les méthodes de défilement Parallax dans des livres numériques, comme ce qu’on peut voir sur CSS Piffle.

Et vous savez quoi ? Dans le cas des liseuses en ligne et des iBooks, ces options ne font pas partie d’un avenir lointain. Elles peuvent être mises en place dès maintenant. J’ai récemment assisté à une rencontre durant laquelle une nouvelle plateforme de développement de livres numériques faisait une démonstration de leur produit, et ils ont même intégré des raccourcis vers du code Parallax. Et puis tant qu’on y est, pourquoi ne pas aussi rajouter des widgets et des jeux en Javascript. Tout ceci est possible, le livre numérique a le potentiel pour devenir une expérience à lui tout seul.

Le livre de cuisine Food52 de Inkling est truffé de conseils utiles, de vidéos de démonstration et pleins d'autres choses qui apparaissent à l'écran.

Le livre de cuisine Food52 de Inkling est truffé de conseils utiles, de vidéos de démonstration et plein d’autres choses qui apparaissent à l’écran.

Alors pourquoi on ne fait pas tout ça ? Pourquoi ne pas créer des livres numériques extraordinaires pour les vendre maintenant ? Eh bien, ces livres sont déjà en vente. Des entreprises comme Inkling et Aerbook, par exemple, produisent des magnifiques livres numériques au format fixe et avec tous les correctifs nécessaires. Mais vous ne vous en êtes peut-être pas rendu compte si vous ne lisez pas de livres via des plateformes web ou des iBooks, car les autres liseuses ne peuvent tout simplement pas supporter ce niveau de complexité pour le moment.

Cela nous amène à un autre problème : les iBooks représentent une minuscule partie du marché des éditeurs puisque les Kindles d’Amazon ont une avance phénoménale. Les éditeurs veulent avoir la plus grande audience possible pour leurs livres et la plupart des services numériques en interne sont vraiment petits, ou du moins ils sont en cours de développement (comprendre qu’ils sont tout récents). Donc ils n’ont tout simplement pas le temps ou les ressources nécessaires pour préparer plusieurs versions d’un fichier EPUB en payant de leur poche. Il faut aussi ajouter à cela la pression que rajoute la numérisation des anciens ouvrages, en plus des cinq ou six nouveaux titres que chaque développeur de livres numériques traite chaque semaine. Enfin, une autre raison moins connue est de ne pas vouloir retirer le plaisir de l’expérience au lecteur. On veut qu’il apprécie l’histoire qu’il lit sans être déconcentré par tous ces gadgets ; peu de choses séparent un livre numérique réellement amélioré d’une simple distraction.

Comme beaucoup de développeurs de livres numériques vous le diront, nous n’avons pas abandonné l’espoir d’avoir des livres numériques plus complexes. Je viens de travailler à l’incorporation d’audio et de vidéo dans des livres et Chronicle essaie de trouver de nouvelles façons d’inclure du contenu enrichi pour le plus de liseuses possibles. De plus en plus d’éditeurs utilisent de nouveaux outils d’édition pour leur donner plus d’options, et bientôt les services numériques s’agrandiront et auront de plus gros budgets, vous permettant de voir davantage d’éditions spéciales de vos livres numériques. C’est particulièrement vrai dans le domaine des livres pour enfants, ce sont les premiers à bousculer l’idée que l’on se fait d’un livre numérique traditionnel. Vous verrez le changement. Nous voulons faire du livre numérique une expérience unique et différente de celle offerte par le livre papier.


Voilà, vous savez tout sur le pourquoi du comment rendre les ebooks plus attrayants ! N’hésitez pas à faire un tour sur le blog Foodie by Night où vous trouverez d’autres articles sur cette thématique, mais aussi des articles pour les gourmands. Eh oui, le nom du blog n’a pas été choisi par hasard. 😉

[TRAD] Passer de l’austérité à une vie écolo

Aujourd’hui, j’ai choisi une traduction qui fait ressortir mon côté écolo. J’ai trouvé ce témoignage très intéressant, l’auteur nous parle de son mode de vie qui ne correspond pas au schéma que la société occidentale a imposé dans nos foyers. Et ça fait du bien de voir que certaines personnes arrivent à vivre ainsi. Le reste du blog Auntie Dogma’s Garden Spot parle principalement de jardinage, on peut y glaner de bons conseils pour nos plantes.


Bizarrement, que l’économie soit prospère ou en récession, on ne voit pas la différence. Bien sûr, nos revenus sont plus faibles par rapport à l’an dernier, mais on est tellement habitué à peiner pour joindre les deux bouts que les tribulations économiques ont peu ou pas d’effet sur notre vie quotidienne. On fait pousser la plupart de nos aliments, on chauffe la maison avec du bois que l’on a ramassé et coupé nous-mêmes, on a fait baisser notre facture d’électricité au maximum, et on puise l’eau à la source donc on ne la paie pas. Quand on doit acheter quelque chose, on l’achète généralement d’occasion sur eBay ou Swapshop (un réseau comme Freecycle) et maintenant, acheter des objets neufs nous paraît bizarre, et même pénible. Je m’achète tellement rarement des vêtements neufs que je me souviens des trois dernières fois où je l’ai fait, qui étaient principalement pour des grandes occasions il y a des années. Même pour mon mariage je ne me suis rien acheté de neuf, je me suis mariée avec un jean déchiré et pieds nus, et ça m’a fait du bien de ne pas être esclave de la société de consommation dans laquelle la valeur d’une personne dépend de la quantité d’argent qu’elle peut dépenser pour acheter des choses. Le shopping, cette activité occidentale si populaire, me fait passer l’envie de vivre dans l’heure, et je ne comprends pas pourquoi tant de gens apprécient.

Pourtant, malgré notre simplicité, notre vie est agréable : nos assiettes sont pleines et notre maison est chaleureuse ; on n’a pas l’impression de porter une croix. Alors, comment fait-on ? Eh bien, ça demande un peu de travail et de préparation. En ce qui concerne la nourriture, mis à part ce que l’on fait pousser, on fait une réserve pour trois mois. En fait, on achète des pâtes ou du riz en réduction, on prend des haricots et des lentilles en vrac grâce à des entreprises comme Survival Wholefoods, tout comme pour le dentifrice, la lessive, etc.  Une réserve de trois mois apporte non seulement l’assurance d’avoir toujours à manger et d’économiser de l’argent, mais ça fait aussi gagner du temps (pas besoin d’aller aussi souvent au supermarché). Si en plus on passe des commandes groupées avec des amis et des voisins, on évite de payer les frais de port.

On n’achète jamais rien qu’on peut fabriquer nous-mêmes et on ne paie pas quelqu’un pour faire quelque chose qu’on est capable de faire. Après plusieurs années, je sais faire plein de choses différentes.

tente berbère

On ne part pas en vacances dans le sens où les gens l’entendent, mais on participe à des festivals où la location de notre grande tente berbère suffit pour entrer. Et quand on a la chance d’avoir la météo avec nous, la plage se trouve à dix minutes à pied. La voiture et l’essence restent notre plus grosse dépense, car les transports en commun ne sont pas géniaux dans le coin, mais on s’arrange toujours pour optimiser nos trajets et en faire un minimum.

A cette époque de l’année, quand je regarde les catalogues de jardinage, je suis toujours étonnée en voyant à quel point le jardinage peut revenir cher si on craque pour tous les gadgets et les remèdes miracles. Mais ça ne devrait pas être le cas. Il ne faut pas grand-chose pour jardiner : une bonne pelle, une fourche, une binette, une pierre à aiguiser, un couteau de poche, un sécateur et quelques petits outils. Des vieux plateaux-repas font d’excellents plateaux horticoles ; des pots de yaourt, des briques de lait et des bouteilles de lait en plastique coupés en deux deviennent des pots de fleurs ; les barquettes de beurre coupées en plusieurs bandes servent à étiqueter les plantes. Les bacs à légumes en bois et les barquettes de champignons en plastique qu’on peut récupérer après le marché font de bons plateaux horticoles si on les tapisse de papier journal. On peut aussi faire des poubelles à compost avec des palettes et faire des échanges de graines avec d’autres jardiniers. Encore mieux : récolter ses graines sur ses propres plantes. Ce n’est pas très difficile et si c’est bien fait, les plantes seront de plus en plus compatibles avec le sol et les conditions climatiques au fil des ans. Le livre “Back garden seed saving”, de Sue Stickland, est un bon guide sur le sujet, et le catalogue « Real Seed » donne de très bons conseils gratuitement.

Si c’est possible, vous pouvez aussi récupérer du fumier de cheval dans les étables des environs et du compost fait en communauté (plutôt que l’acheter en sacs qui sont bien plus chers). Mélangé avec du sable et du compost de feuilles, ça donnera un très bon compost pour plantes. Mais le plus important, c’est de rassembler les membres de votre quartier pour partager vos outils, vos graines, vos plantes, et surtout votre enthousiasme, et vous verrez, le jardinage deviendra le meilleur remède contre l’austérité ! 🙂

La recette du café au pissenlit

Pissenlits

J’aime les infusions, n’allez pas croire le contraire, mais parfois j’ai vraiment envie de boire quelque chose de plus puissant, et le café au pissenlit est un des meilleurs dans la catégorie des boissons sans caféine. Malheureusement, ça coûte plutôt cher si on l’achète en petits bocaux en magasin bio, mais c’est étonnamment facile à préparer soi-même. Les pissenlits poussent partout, mais essayez de les prendre dans une zone peu polluée. Il faut choisir les plus gros et les plus vieux et assouplir la terre avec une fourchette avant de les cueillir.

Puis il faut nettoyer les racines en les frottant et les couper en petits morceaux de la taille d’un petit pois. Mettez-les sur une plaque puis dans le four à chaleur moyenne. Sortez-les plusieurs fois pour les mélanger jusqu’à ce qu’ils soient bien brunis. Une fois refroidis, mettez-les dans un moulin à café (ou utilisez un mixeur qui pourra les réduire en poudre). Il faut moudre jusqu’à obtenir la même texture qu’un café normal.

Ensuite, mettez-en une cuillère à soupe par tasse dans une casserole d’eau et faites bouillir. Quand ça bout, retirez la casserole du feu et laissez refroidir quelques minutes. Filtrez le café avec un passe-thé pour pouvoir remplir les tasses. Vous pouvez y ajouter du sucre ou du lait si vous voulez, mais ce café au pissenlit a un goût douceâtre bien particulier, et même si j’aime y mettre une larme de lait, je n’ai pas besoin de le sucrer. Remettez dans la casserole les marcs de café restants dans le passe-thé, et rajoutez de l’eau chaude. La seconde tournée donne encore du café convenable.

C’est non seulement une bonne boisson, mais en plus c’est bon pour la santé, contrairement au « vrai » café ! Buvons à la santé de l’austérité ! 😉


Je ne bois pas de café donc je ne peux pas me prononcer sur la qualité de ce café au pissenlit, mais on en entend beaucoup parler, alors pourquoi pas ? Mon petit conseil perso quant au recyclage de pots de yaourt en pots de fleurs : c’est une bonne idée, mais pour moi ça ne sera pas sans une étape customisation ! 😉

La traduction automatique

La traduction, c’est un métier, par conséquent on ne peut pas laisser cette tâche à une simple machine de traduction automatique. Parfois, certaines entreprises semblent être sous le coup d’énormes restrictions budgétaires qui les empêchent de faire appel à des traducteurs compétents. Pour on ne sait trop quelle raison, elles choisissent tout de même de traduire certains de leurs documents, et ça peut donner des choses assez divertissantes, comme en témoignent les extraits suivants (cliquez pour agrandir l’image) :

sport pal

machine

on the rocks

Et en fait, je n’ai rien d’autre à ajouter.

[TRAD] Pourquoi les programmeurs travaillent la nuit

Mon passé de geekette ressurgit par moments. C’est pour ça qu’aujourd’hui, j’ai traduit un article du blog A geek with a hat. Pourquoi les programmeurs travaillent la nuit ? C’est une question intéressante, et cet article fournit des réponses plutôt bien trouvées. L’auteur, Swizec, a aussi écrit un livre sur le sujet, si vous voulez approfondir votre connaissance des habitudes nocturnes des geeks !


D’après un célèbre dicton, les programmeurs seraient des machines qui transforment la caféine en code.

Et c’est vrai, demandez à n’importe quel programmeur à quel moment il travaille le mieux, et il admettra très probablement que c’est la nuit. Certains plus tôt que d’autres… Une habitude à la mode est de se lever à 4 heures du matin pour travailler un peu avant le début d’une folle journée. D’autres préfèrent aller se coucher à 4 heures du matin.

Le point de mire, c’est d’éviter les distractions. Mais on pourrait aussi bien fermer la porte, pourquoi la nuit est-elle si spéciale ?

Je pense que cela se résume à trois choses : l’emploi du temps du créateur, le cerveau fatigué et la luminosité des écrans

L’emploi du temps du créateur

En 2009, Paul Graham a écrit un article sur l’emploi du temps du créateur dans lequel il explique qu’il existe (principalement ?) deux types d’emplois du temps dans ce monde. D’abord celui du gestionnaire typique où la journée est découpée en heures et où une distraction de dix minutes coûte, au maximum, une heure de temps.

L’autre, c’est celui que Paul Graham appelle l’emploi du temps du créateur (pour ceux qui produisent des choses). Lorsque l’on travaille sur un grand système abstrait, cela implique de le faire entrer entièrement dans notre esprit. On peut même comparer cela à la construction d’une maison en cristal, et dès que l’on est dérangé, tout s’effondre et se brise en milliers de petits morceaux.

C’est pour ça que les programmeurs sont si énervés quand on les dérange.

A cause de cet énorme investissement mental, on ne peut pas commencer à travailler tant qu’on n’est pas sûr d’avoir devant nous quelques heures où l’on ne sera pas dérangé. Ca ne vaudrait pas le coup de construire toute la structure dans notre tête si c’est pour qu’elle soit démolie une demi-heure plus tard.

En fait, en parlant avec beaucoup de fondateurs, vous réaliserez qu’ils ont tout simplement l’impression de ne pas pouvoir travailler pendant la journée. Ce barrage constant d’interruptions, toutes les choses importantes à faire, et les emails auxquels il faut répondre ne le permettent pas. Alors ils font une grande partie de leur « vrai » travail la nuit, quand tout le monde dort.

Le cerveau fatigué

Mais même les programmeurs devraient dormir la nuit. Nous ne sommes pas des super-humains. Même les programmeurs sont plus alertes durant la journée.

Ballmer's peak

Le pic de Ballmer, par XKCD (si vous n’aviez pas reconnu, vous devriez avoir honte)

Compétences en programmation par rapport au taux d’alcool dans le sang

Nommé pic de Ballmer, il fut découvert par Microsoft à la fin des années 80. Sa cause est inconnue, mais on sait qu’un taux d’alcoolémie entre 0,129 % et 0,138 % confère un super-pouvoir de programmation. Cependant, c’est un effet délicat qui demande une calibration rigoureuse – on ne peut pas donner à une équipe de codeurs assez de whisky pour un an et leur demander de se mettre au boulot. – C’est déjà arrivé ? – Vous vous souvenez de Windows Me ? – Je le savais !

Mais alors, pourquoi réaliser le travail le plus complexe quand notre cerveau veut dormir, tout en réalisant des tâches plus simples quand il est aux meilleures de ses capacités ?

Parce qu’être fatigués fait de nous de meilleurs codeurs.

De façon similaire au pic de Ballmer, être fatigué nous force à mieux nous concentrer, car quand on est fatigué, on doit se concentrer ! Il ne reste pas assez d’énergie au cerveau pour se permettre de perdre de la concentration.

Il semblerait que je sois moins efficace au travail après avoir bu trop de thé ou après avoir bu une boisson énergétique au mauvais moment. Ca me rend hyperactif, à un moment je suis sur Twitter, la seconde d’après je regarde les dernières actualités pirates et j’ai l’impression de partir dans tous les sens…

On pourrait croire que je travaillerais mieux avec tant d’énergie, en ayant boosté ainsi mon cerveau. Mais en fait, je fais n’importe quoi parce que je n’arrive pas à me concentrer plus de deux secondes sur quelque chose.

Inversement, quand je suis juste un peu fatigué, je me mets un coup de pied au derrière et je code. Avec le cerveau à peine fatigué, je peux coder pendant des heures sans même penser à aller sur Twitter ou Facebook. C’est comme si internet cessait d’exister.

Je crois que c’est vrai pour la plupart des programmeurs. Nous sommes trop compétents pour 80% des tâches qui nous incombent. Avouez-le, écrire un algorithme efficace prend dix fois moins de temps que de produire l’environnement nécessaire pour le faire tourner. Même si vous travaillez sur l’apprentissage automatique le plus évolué que vous puissiez imaginer, une grosse part du travail consistera à arranger les données et bien présenter les résultats.

Et quand un cerveau n’utilise pas toute sa puissance, il cherche quelque chose d’autre à faire. Être fatigué nous rend suffisamment bêtes pour que la tâche en cours nous suffise.

La luminosité des écrans

Cette partie est plutôt simple. Fixez une source de lumière vive dans la soirée, et votre cycle de sommeil sera retardé. On en oublie d’être fatigué jusqu’à 3 heures du matin. Puis on se lève à 11 heures, et quand le soir arrive, on n’est tout simplement pas fatigué, parce que bon, on ne s’est levé qu’à 11 h !

Si cela se répète un certain nombre de fois, on peut finir transporté dans un autre fuseau horaire. Ce qui est encore plus intéressant, c’est que ce phénomène finit par s’arrêter. Une fois arrivé à cet équilibre où l’on se couche à 3 ou 4 heures du matin, on a tendance à y rester.

Ou peut-être n’est-ce là que la faute des réveils-matins qui font leur travail, car la société nous considère comme des gros dégoûtants si on prend notre petit-déjeuner à 2 heures du matin…

Fin

Pour conclure, les programmeurs travaillent la nuit car elle permet de travailler jusqu’à l’heure qui nous arrange, ce qui les rend plus décontractés, leurs cerveaux ne cherchent pas de distractions, et la luminosité de l’écran les tient éveillés.


Cette conclusion est plutôt efficace. Et cet article reflète assez bien la réalité. Merci à Swizec pour ses articles toujours très intéressants !

Comment gérer un projet de traduction

Je me pose de nombreuses questions sur le métier de traducteur indépendant, et parmi elles, la suivante : comment gère-t-on un projet de traduction de A à Z ? Le livre Comment gérer vos projets de traduction de Nancy Matis (aux éditions EdiPro) m’a apporté des éléments de réponse sur ce point-là. (Livre qui est maintenant disponible en version anglaise, pour celles et ceux qui préfèrent lire dans la langue de Shakespeare.)

On y trouve une description exacte de tous les types de projets que l’on peut avoir à traiter : documentation, logiciel, multimédia, web… On a aussi droit à une liste des étapes linguistiques (création de glossaire, traduction, révision) mais aussi des étapes techniques auxquelles on n’échappe pas forcément (mise en page, localisation d’images, compilation du logiciel localisé…).

Mais pour moi, la partie la plus importante vient après, lorsque l’auteur explique concrètement comment analyser le projet, établir un devis adéquat puis un bon de commande. Ensuite vient le travail de traduction en lui-même, avec les tâches qui l’accompagnent : les rapports périodiques sur l’avancement et le suivi financier. Et après avoir finalisé le travail et livré les fichiers, il s’agit encore d’établir la facturation et d’archiver ses données.

Au final, la traduction est le coeur du métier, mais si l’on s’arrêtait à cela, il n’y aurait pas de projets de traduction… J’aime cette façon de travailler : il faut être compétent dans son domaine, tout en faisant preuve de polyvalence.